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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 09:45

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Source : http://www.herodote.net/6_avril_1814-evenement-18140406.php

 

L'épopée guerrière de Napoléon 1er, soit la durée d'une dizaine d'années de guerres presque ininterrompues, se termine en 1814 par la campagne de France et les émouvants adieux de Fontainebleau.

 

La campagne de France

Après la «bataille des Nations», près de Leipzig, au coeur de l'Allemagne, du 16 au 19 octobre 1813, Napoléon 1er et ses troupes ont dû se préparer à une invasion du territoire proprement français pour la première fois depuis une vingtaine d'années !

Les armées alliées, au nombre de trois, se partagent les objectifs. L'armée du nord, aux ordres du Prussien Bülow et du Français Bernadotte, un maréchal passé dans le camp ennemi (avec la couronne de Suède), se prépare à entrer en Belgique. L'armée de Silésie, commandée par le Prussien Blücher, franchit le Rhin du côté de Coblence. L'armée de Bohème, avec l'Autrichien Schwarzenberg, traverse le Jura.

Retrouvant la virtuosité de ses jeunes années, l'Empereur, avec des forces bien moins nombreuses, vole de l'une à l'autre.

Il arrête l'armée de Silésie à Brienne-le-château, en Champagne, le 29 janvier 1814, près de l'école militaire où il a suivi ses études ! Il lui livre encore bataille à Montmirail le 11 février et à Château-Thierry le 12. Il bat ensuite l'armée de Bohème à Montereau le 18 février !

Les Alliés en viennent à douter mais le tsar Alexandre 1er leur fait signer le pacte de Chaumont le 1er mars. Anglais, Prussiens, Russes et Autrichiens s'engagent à ne pas conclure de paix séparée et à maintenir un effectif total d'au moins 150.000 hommes jusqu'à la victoire.

C'est reparti ! Napoléon remporte de nouveaux succès sur l'armée de Silésie à Craonne le 7 mars et à Laon le 9 mars. À Méry-sur-Seine, il contraint l'armée de Bohème à la retraite. Là-dessus, remontant sur Saint-Dizier (haute-Marne), il tente de couper les lignes de ravitaillement des Alliés et de les obliger à renoncer à Paris.

Mais les Alliés, à l'initiative - une nouvelle fois - du tsar, jouent leur va-tout. Ils se dirigent vers la capitale et l'investissent le 29 mars. La ville capitule le lendemain sans se faire prier. Déjà Lyon, Bordeaux, Toulouse... se sont livrées à l'ennemi.

 

La chute du "tyran"

Le 31 mars, après la difficile campagne de France, les Alliés entrent en vainqueurs à Paris. Les habitants, stupéfaits, découvrent les Cosaques campant sur le Champ-de-Mars ! Mais la haine n'est pas au rendez-vous et l'on reste entre gens du monde.

Le 3 avril, le Sénat, habilement manoeuvré par Talleyrand, prononce la déchéance de l'empereur, «coupable d'avoir violé son serment (?) et attenté aux droits des peuples en levant des hommes et des impôts contrairement aux institutions».

De son côté, l'empereur, déconfit, revient en hâte vers la capitale et s'arrête à Fontainebleau avec les 60.000 hommes qui lui restent. Las, ses plus fidèles compagnons, les maréchaux Ney, Berthier et Lefebvre, le pressent d'abdiquer en faveur de son fils, le roi de Rome. Il s'exécute le 4 avril. Le tsar, consulté, ne s'opposerait pas à une régence.

Tout d'un coup, patatras. Voilà que l'on apprend la défection des troupes du maréchal Marmont, duc de Raguse, avec 10.000 hommes sous ses ordres. L'homme se montre prêt à capituler sans en référer à l'empereur. Le tsar, voyant qu'il n'y a plus guère à craindre de Napoléon, exige dès lors une abdication sans conditions et se laisse convaincre par Talleyrand de restaurer la dynastie des Bourbons, en la personne de Louis XVIII, frère cadet de feu Louis XVI.

Acculé par ses propres maréchaux, l'empereur se résigne et signe l'acte d'abdication le 6 avril. Il se voit promettre en contrepartie la souveraineté sur l'île d'Elbe, une principauté italienne à la latitude de la Corse, ainsi qu'une pension de deux millions de francs par an versée par la France. Il conserve le titre d'empereur !

À Paris, le Sénat ne perd pas de temps. Il appelle au trône le frère du roi guillotiné, le comte de Provence devenu Louis XVIII (59 ans).
C'est le «retour des lys» ! Louis XVIII, qui se fait appeler le Désiré (!), quitte sans attendre sa retraite anglaise de Hartwell et débarque à Calais. En route vers Paris, il publie le 2 mai à Saint-Ouen une déclaration dans laquelle il promet un gouvernement représentatif et le respect des acquis de la Révolution. Soulagement chez les Français de tous bords, désireux de retrouver enfin la paix.

 

On se quitte

À Fontainebleau, l'ex-empereur, confiné dans le château, attend en vain l'arrivée de sa femme Marie-Louise et de leur fils, mais ceux-ci ont déjà pris le chemin de l'Autriche. Ses proches et ses compagnons de combat le quittent en songeant à leur reconversion. Le fidèle Berthier s'occupe de transférer l'armée sous les ordres du gouvernement provisoire.

 

Résigné, Napoléon fait le 20 avril ses adieux à la Garde impériale dans la cour du Cheval Blanc du château, devant l'escalier monumental. Il baise avec émotion le drapeau que lui présentent les vieux grenadiers, la larme à l'oeil. Une image de plus pour la légende. C'est ensuite le voyage - discret - vers l'île d'Elbe.

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Published by lpzpictures - dans Histoire
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