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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 20:22

 

La défaite de mai-juin 1940 et ses conséquences...

 

 

Dès le matin du 10 mai 40, et dans un "embouteillage monstre", les chars du général Rommel franchissent les frontières aux confins de la Belgique et du Luxembourg, dans les Ardennes, et se dirigent vers Dinant. Guderian, quant à lui, tient à percer les lignes adverses en direction de la Manche en passant, plus au Sud, par Sedan.

 

Dans un premier temps, l'objectif allemand n'a que pour seule ambition, de créer une tête de pont en bordure de Meuse.

 

Du côté des Alliés, le général Gamelin répond à l'agression qui est commise eu égard à la neutralité de la Belgique, en avançant dans son territoire, sachant que la place forte de Sedan constitue un verrou à l'intersection des plans d'invasion allemands.

 

Les Français doivent bien vite déchanter face aux Allemands..., reculer...

 

Combattant courageusement les armées de Guderian et de Rommel, les Alliés perdent Bouillon, situé au Nord et à quelques 22 kilomètres de Sedan. Dans l'après-midi, Guderian et sa 10è division de Panzers encerclent Sedan. A la nuit tombée, la ligne de front allemand s'étend de Dinant à Sedan. Les Ardennes, que d'aucuns jugeaient infranchissables, sont tombées.

 

Ensuite...

 

Les Allemands ne mettent qu'un mois pour traverser la France d'Est en Ouest, pour atteindre Dunkerque, en faisant par la même occasion un million et demi de prisonniers, dont 500.000 (?) Belges (la quasi-totalité de l'armée), pour un total de 27 divisions défaites... le 28 mai 1940, 205.000 militaires belges sont transportés en Allemagne. Ils furent 24.400 à y passer moins d'un semestre et 76.500, de six à douze mois. Le nombre de ceux qui séjournèrent plus d'un an dans les camps est de 75.200 unités. Ceux qui réussirent leur évasion furent au nombre de 780.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, plus ou moins 1.500 Chasseurs Ardennais, entre autres, perdirent la vie.

 

Les Allemands poindront où on les attend le moins, dans les Ardennes... Au total, quatre-vingts divisions franchiront les frontières de la Hollande, de la Belgique et du Luxembourg... Les Allemands poindront où on les attend le moins, dans les Ardennes... Au total, quatre-vingts divisions franchiront les frontières de la Hollande, de la Belgique et du Luxembourg...


Situation géographique du village de Haut-le-Wastia par rapport à Dinant, au Sud (Google Maps) Situation géographique du village de Haut-le-Wastia par rapport à Dinant, au Sud (Google Maps)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux heures à Haut-le-Wastia, samedi 14 mai 2011...

Venus du Nord de la France, des quatre coins de la Belgique ou plus simplement du village même de Haut-le-Wastia, une cinquantaine d’hommes et de femmes s’étaient donnés rendez-vous, ces 14 et 15 mai, sur les hauteurs de Anhée et de la très touristique Vallée de la Molignée, pour commémorer ensemble, à leur manière et 71 ans plus tard, les évènements de mai 1940… mais aussi, ceux de septembre 1944…

Ainsi, ce groupe de figurants s’était mobilisé pour rappeler aux touristes, curieux de passage et autres passionnés d’histoire militaire qu’il s’était passé quelque chose de peu ordinaire, "de spécial", d’historique dans cette paisible cité du namurois, qui compte pour l’heure près de 400 habitants.

Qu'en des temps pas si reculés que cela du nôtre, des habitants de l’entité de Anhée eurent à souffrir de l’âpreté des combats qui se déroulèrent, chez eux, dans leurs habitations, entre militaires rivaux. Mais aussi que des massacres de civils furent perpétrés, en quantité non négligeable, par la SS, au moment même de la libération de la région par les Américains…

 

Le village avait des allures de fête ce samedi 14 mai 2011, et, pour ne rien gâcher au spectacle, le temps était de la partie.

L’orage avait toutefois dû gronder, plus tôt, dans la matinée, avant que nous arrivions sur place… à voir les débris jonchant le sol…


Les habitants avaient sorti leur poste de TSF aux fenêtres ; jeunes et plus âgés s’étaient mis sur leur "trente-et-un", avant d’enfourcher tantôt une bicyclette, tantôt une motocyclette pour rejoindre le lieu des commémorations prévues en fin d’après-midi. Que ce soit du côté des civils ou celui des militaires, tous s’étaient accordés sur le fait que pour être crédible, la mise en scène devait s’avérer soignée afin d’éviter, dans la mesure du possible, les erreurs historiques ou tous autres anachronismes qui auraient eu pour conséquence de décrédibiliser l’ensemble de ce qui avait été, de longues heures durant, accompli avec grand soin… En cela, le pari fut réussi.

 

A voir, sur le haut du village, en contre-bas de l’église, les résistants côtoyer les civils, anciens ustensiles à la main, et, leurs collègues militaires en arme, Français, Belges, plus un Américain, à deux pas de leurs campements et véhicules respectifs, on s’y serait presque cru, en 44.

Comme à l’époque, cette bourgade, aux maisons construites en pierres du pays, avait été décorée, pour l’occasion, de drapeaux aux couleurs des Alliés ; ceux-ci étant tantôt fichés aux façades, ou, ça et là, tendus aux lignes électriques.

Mais, à y regarder de plus près, quelque chose avait dû se passer, ici, se rapprochant plus des âpres combats des 13 et 14 mai 40, si l’on se réfère aux reliquats d’explosifs retrouvés sur le sol. On n’avait assurément pas dû se battre "pour du beurre" dans le coin…

Ainsi, comme à l’époque de l’invasion, des tirs étaient venus s’écraser sur le haut du village, en provenance du bas et de l’Ouest de celui-ci, en réalité, des positions allemandes situées à une encablure de leur bivouac dressé au cordeau…

 

Fort heureusement…

Cette fois-ci, les 81 avaient laissé la part belle à de gros pétards, au plus grand bonheur du village et de ses visiteurs d’un jour.


Félicitations aux figurants de l’Historical Military Remember Association (HMRA), aux villageois, ainsi qu'aux "oubliés", pour l’ambiance recréée avec succès pour l’occasion.

 

Merci à eux tous d'avoir bien voulu se plier, le temps d'une série de clichés, aux exigences du photographe…


Même les motocyclettes étaient dans leur "jus" !

Même les motocyclettes étaient dans leur "jus" !


On s'y serait cru... On s'y serait cru...

 

Contenu du journal de la 4è DLC, en ces 13 et 14 mai 1940...

 

"A 5h30 du matin, le commandant de bataillon donne le signal de l’attaque. L’escadron Feuillatre, installé en base de feux, prend à partie avec ses mitrailleuses les lisières du village de Haut-le-Wastia. Les mortiers de 81 dirigent leur tir sur le carrefour de l’église.

Quelques instants après, dans un magnifique élan et sous le feu de l’ennemi qui réagit violemment, l’escadron Margot déployé en tirailleurs se porte à l’assaut. A sa gauche, l’escadron AMR/moto déborde le village par le nord, et ses 5 voitures de vieux modèle, dirigées personnellement par le lieutenant Gagnier, pénètre dans le village, prenant l’adversaire à revers.

Au sud, par contre, sur le front du 2° bataillon du 129° RI, personne ne bouge et n’avancera pendant l’attaque.

Le commandant de Longueaun dépassant l’escadron Feuillatre, se porte sur le village, suivit de son peloton de commandement. Plusieurs clôtures de fil de fer sont franchies (…). La situation de l’escadron Margot est alors difficile. En effet, les armes automatiques ennemies qui occupent la partie sud du village face au 129° RI n’étant pas inquiétées, prennent de flanc le bataillon. D’autre part, des éléments ennemis embusqués dans les maisons se défendent à bout portant.

C’est à ce moment que le lieutenant Cherière, adjoint au commandant de bataillon, magnifique officier, tombe mortellement blessé d’une balle au ventre. Quelques instants après, ce sera le tour du sous-lieutenant de Laitre, de l’escadron Margot, et de nombreux hommes.

Le commandant de Longueau donne au lieutenant Margot l’ordre de nettoyer la partie nord du village avec son escadron et prescrit à l’escadron Feuillatre de se porter à son tour en avant du carrefour de l’Eglise. L’occupation du village a lieu maison par maison. Les voitures Panhard tirent au canon de 37 à travers les fenêtres (…). La progression se poursuit ainsi jusqu’à la place de l’Eglise et aux maisons qui bordent cette place, dominant le ravin qui borde le village à l’est.

A ce moment l’ennemi lâche pied et se replie en désordre, abandonnant ses armes. Les mitrailleurs du peloton Sauvebeuf s’emparent des mitraillettes ennemies et, tirant par les fenêtres des maisons occupées, prennent à partie les éléments qui refluent dans le ravin à l’est. C’est ainsi qu’une arme anti-char ennemie que ses servants essayent de pousser jusqu’au village, est clouée au sol et abandonnée.

Cependant l’escadron Margot poursuit le nettoyage systématique de la partie nord du village : 46 prisonniers, appartenant au 13è Fusiliers de la 7° Panzerdivision et un officier, pris par le lieutenant Margot en personne, sont amenés au commandant du bataillon."

   


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

En manque de fumigènes, et sous les ordres de Rommel, l'armée d'invasion met le feu aux habitations qui bordent la Meuse... (1940) En manque de fumigènes, et sous les ordres de Rommel, l'armée d'invasion met le feu aux habitations qui bordent la Meuse... (1940)

 

Pont détruit (arrière-plan), la troupe s'apprête à franchir le fleuve. (1940) Pont détruit (arrière-plan), la troupe s'apprête à franchir le fleuve. (1940)


 

Suite à la destruction des ponts, le génie mettra jusqu'au 14, au soir, pour rendre la Meuse à nouveau franchissable à des Panzers de 38 tonnes... (1940) Suite à la destruction des ponts, le génie mettra jusqu'au 14, au soir, pour rendre la Meuse à nouveau franchissable à des Panzers de 38 tonnes... (1940)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pertes, côté allemand...

 

Le franchissement de la Meuse aura pour conséquence, côté allemand, la perte de 60 hommes dont 4 officiers et de 222 blessés, dont 15 officiers...

Nouvelles du front, côté français

 

Le 13 mai, dès 10 h 30, une réunion a lieu au PC de la 18è compagnie, en vue de monter une contre-attaque pour 18 heures. Les bataillons I/39 et III/39 du 39° RI, appuyés par la 3° de R35 du 6° BCC, et par l’artillerie du AD 18 qui doivent contre attaquer.

Dès que le colonel du 39° Régiment regagne ses troupes et part prendre position, il est prit sous le bombardement de Stukas et prend énormément de retard.

Le colonel reporte l’attaque de 19 à 20 heures...

 

"A 20 heures, quelques éléments seulement des deux bataillons sont en place. Presque pas de mitrailleuses. Impossible de réaliser une base de feu homogène. Pas de munitions, en dehors de celles portées par les hommes.

Pourtant, la préparation d’artillerie commence à 19h50, et, à 20h, les chars démarrent… Ils démarrent seuls, franchissant sans encombre la clairière profonde d’un kilomètre qui les sépare du bois de Surinvaux, y pénètrent, et n’y trouvent pour ainsi dire personne, et poussent alors, toujours en direction du nord-est jusqu’à l’extrémité du plateau qui domine la Meuse, zigzaguant autour des points d’appuis ennemis. A la vue des chars, des éléments allemands qui tiennent la partie sud de la poche s’apprêtent à se rendre (leur effectif étant à peu près d’un bataillon). Des hommes sortent de leur trou et lèvent les mains. Mais notre infanterie n’est pas là pour les cueillir et réoccuper le terrain. Finalement, la nuit étant complètement tombée, nos chars rentrent, l’un poussant devant lui sept prisonniers. On peut supposer qu’au retour, le commandant de la compagnie de chars aura une explication avec le commandant de l’infanterie, en tout cas, il rend compte à la 18° DI. "

 

Le plan Allemand

 

La tactique allemande a parfaitement fonctionné, étant donné, entre autres, l'écrasante supériorité numéraire, face à leurs adversaires.

Ainsi : 5 Panzers divisions plus des régiments d’infanterie mécanisés, mais aussi, à l'assaut, 3 divisions d’infanterie, dont deux sont anéanties (les 18° et 55° DI).

La présence soutenue de la Luftwaffe dans le ciel des Ardennes fut déterminante dans l'anéantissement de l’artillerie française.

L’armée de l’air française et la RAF concentreront, hélas, leur force sur le Nord de la Belgique à l'écart de ce qui se trame dans le Sud, sur la Meuse ("comme en 14").

L’extrême faiblesse des moyens de combat anti aérien (DCA) ne permettra pas de diminuer la pression venue du ciel.

 

Le GQG tardera à prendre conscience du fait que l’effort principal fournit par les Allemands est dirigé vers Sedan. Au soir du 14 mai, les Allemands auront établi des têtes de ponts suffisamment solides pour contrer l'adversaire.

 

La désorganisation liée à la rapidité de l'attaque allemande aura partiellement eu raison des forces françaises. L'incompétence de certains officiers du commandement de cette même armée française ne doit toutefois pas faire oublier la vaillance de leurs soldats, face aux cinq divisions blindées d'élite allemandes, plus "tout le reste"...   

 

Unités de combat en présence

 

Côté Alliés

 

Pour la Belgique

 

Division de Chasseurs Ardennais 

 

Seule unité belge dans le secteur. Composée de 3 régiments de Chasseurs Ardennais à pied, 3 régiments de cavalerie, d’un bataillon de motocyclistes, et d’un régiment de cyclistes. Ne possédant que 8 chars T 13, dotés d’un excellent canon anti-char de 47 mm.

Trop "étirée" sur la frontière, elle retardera néanmoins l’avance allemande par un jeu de destructions.

1 batterie de DCA disponible au 10 mai 1940...

 

Pour la France

 

Division Légère de Cavalerie (DLC) 

 

Les DLC sont des Divisions de prise de contact, essentiellement constituées pour s’opposer à l’infanterie ennemie. Elle se compose d’une brigade motorisée (12 chars H 35 ou H 39, 12 voitures de reconnaissance AMD 178 et 20 tankette AMR 35) composée d’un Régiment d‘automitrailleuses et d'un Régiment de Dragons Portés. Une brigade de cavalerie compose le restant de la division, formant deux régiments à cheval. Ces unités d’actives sont dotées d'un matériel en bon état (peu usé). 5 DLC sont disponibles au 10 mai 1940.

 

Division Légère Mécanisée (DLM) 

 

Les DLM sont de taille à affronter les Divisions de Panzers. Elles comptent 220 chars (140 H39 et 80 S-35) plus 40 automitrailleuses AMD 178 ; elles sont supportées par trois bataillons de fusiliers. Essentiellement composées d'unités d’actives, bien entraînées et possédant un matériel de bonne qualité, elles sauront s’opposer, seules, à plusieurs Divisions blindées allemandes.

Trois DLM sont disponibles au 10 mai 1940, une 4è le sera en Juillet 1940. 

 

Division Cuirassée de Réserve (DCR)

 

Les DCR ont été crées durant la "Drôle de Guerre", afin d’organiser des concentrations blindées permettant d’intervenir dans les secteurs les plus menacés, afin de colmater les brèches.

Souvent comparées aux Divisions de Panzers, les DCR n’ont seulement qu’une fonction défensive.

Comprenant une demi-brigade lourde (66 B1 bis), une demi-brigade légère (88 H 39), elles sont supportées par un bataillon de Chasseurs Portés.

La 4° DCR obtiendra 40 AMD178, mais elle sera la seule à en être équipée. La faiblesse des DCR résidera dans leur manque d’infanterie à leur service. Au 10 mai 1940, 3 DCR seront disponibles ; la 4° sera engagée avec des effectifs accrus à la fin mai.

 

Bataillon de Char de Combat (BCC)

 

Les BCC sont des unités indépendantes, pouvant être affectées à des unités, selon les besoins. Ils sont composés de 45 chars (3 compagnies de 13 chars + 6 chars de remplacement), de modèle différent, selon le type de BCC (à savoir, les : B1 bis ; R 35 ; H 39 ; FCM 36...).

 

Groupe de Reconnaissance de Division d’Infanterie (GRDI)

 

Les GRDI composent les unités motorisées de reconnaissance de chaque DI française. Au sein des DI ordinaires, les GRDI ont la taille d’un bataillon et sont doté de H35 et d’AMR35. Dans les DIM (motorisées), les GRDI sont plus puissants, et, de la taille d’un régiment.

 

Côté allemand 

 

"Panzer Divizion"

 

Les Division Blindées de Panzers sont très bien adaptées à la tactique du Blitzkrieg (guerre éclair). Leur dotation peut, en nombre, varier du simple au double, selon la date de création de l'unité.

Les Pz Div créés avant guerre seront mieux dotées que les autres. Les 1., 2. et 10. Pz Div qui franchiront la Meuse, au Sud, seront toutes composées de 2 Panzer Regiments (environ 170 chars légers type Pz I, Pz II et 90 char moyens et lourds type Pz III, Pz 38T, Pz IV), 1 Schutz Brigade et un sIG Kp., plus un Aufkl. Abt de reconnaissance. Les autres Panzer Divizionen seront moins équipées en chars. Sept Pz Div seront disponibles à l'aube du 10 mai 1940.

 

"Infanterie Divizion motoriziert"

 

Les ID (mot.) diffèrent des ID totalement hippomobiles, par leur complète motorisation. Elles sont composées de 3 Regiments d’infanterie et d’un groupe de reconnaissance, doté de 12 SdKfz 232 et de 36 SdKfz 221/222.

 

Considérée ainsi avec recul, cette "bien légère" Terrot... de la légendaire manufacture française de Dijon... Considérée ainsi avec recul, cette "bien légère" Terrot... de la légendaire manufacture française de Dijon...


 

Trois initiales, pour un équipement bicylindre BMW... Trois initiales, pour un équipement bicylindre BMW...


 

Ce soldat du 2è Régiment de Chasseurs ardennais (de Bastogne en 1940 / Belgique) ne sait pas encore que son destin sera scellé peu après le 14 mai, comme celui de bien des soldats français venus à son secours... Ce soldat du 2è Régiment de Chasseurs ardennais (de Bastogne en 1940 / Belgique) ne sait pas encore que son destin sera scellé peu après le 14 mai, comme celui de bien des soldats français venus à son secours...


Avec ou sans soutache ? Avec ou sans soutache ?

 

A propos du couvre-chef (calot)...

Au début du second conflit mondial, le "V" renversé (soutache) peut se décliner en 4 couleurs différentes (Waffenfarbe). Le rose est destiné aux équipages de blindés ; le jaune "or" aux unités de reconnaissance ; le jaune "citron" aux membres des transmissions, et, de noir ou de blanc pour les unités blindées du génie. Cette soutache disparait en septembre 1942, en même temps que les calots de couleur Feldgrau,... enfin, en théorie, car on retrouve sur les champs d'opération, jusqu'à la fin du conflit, des coiffures, de ce type, arborant une soutache...

Pour clore, notons que le calot porté par les officiers est bordé d'un liseré "argent", sur le pourtour du rabat.

 

Adossé à une Peugeot 202 de 30 chevaux, modèle fabriqué de 1938 à 1949, ce lieutenant insouciant qu'un capitaine, comme lui, français, perce du regard... Adossé à une Peugeot 202 de 30 chevaux, modèle fabriqué de 1938 à 1949, ce lieutenant insouciant qu'un capitaine, comme lui, français, perce du regard...

 

Ces deux mêmes officiers français posant plus sérieusement, en compagnie de leur estafette, et, tournant tous trois le dos au monument aux morts du village de Haut-le-Wastia Ces deux mêmes officiers français posant plus sérieusement, en compagnie de leur estafette, et, tournant tous trois le dos au monument aux morts du village de Haut-le-Wastia

 

En mai 1940, le capitaine Huet sert en qualité de chef d'escadron de cavalerie au sein du 1er Groupe de reconnaissance de division d'infanterie (1er G.R.D.I.), sous les ordres du colonel Henri Préaud. Le 1er G.R.D.I. retarde l’avance ennemie entre l’Ourthe et la Meuse, puis sur l’axe Haut-le-Wastia - Beaumont - Avesnes, du 13 au 17 mai...

 

Dans les premières heures du conflit, ce soldat semble sourd à l'idée que la grande Allemagne puisse perdre, cette guerre-là ! Dans les premières heures du conflit, ce soldat semble sourd à l'idée que la grande Allemagne puisse perdre, cette guerre-là !

 

En 47 jours de bataille à l'Ouest, 100.000 Français, Anglais et Belges sont morts. L'armée allemande a quant à elle perdu 2.000 hommes chaque jour durant ces combats (tués, blessés, prisonniers, disparus). Preuve en est que l'armée belge et celles de ses alliés n'étaient pas composées que de fuyards...

Septembre 1944, l'armée allemande est en pleine débâcle.

"Le dimanche 3 septembre dans l'après-midi, les Allemands massacrent cinq maquisards aux abords de la ferme de "Bruant", entre Bioul et Warnant. Arrivés à Anhée, ils passent sur la rive droite de la Meuse avant de faire sauter le pont d'Yvoir puis celui de Houx, dans le but de retarder l'avance alliée.

Le lendemain, le 4 septembre, la bataille fait rage, les Allemands sur la rive droite, alors que les premiers éléments Alliés sont sur la rive gauche, obligeant les habitants d'Anhée à se terrer dans les caves.

Vers 9 heures, un groupe de SS revient en barque sur la rive gauche pour envahir le village suivit, une heure plus tard, par une seconde bande. Ils investissent les maisons de la Grand-rue.

Courageux, le bourgmestre, M. Pluymers, tente en vain d'amadouer un sous-officier.

A 12h30, la population constate une accalmie et se hasarde dehors. Soudain, revenus sur la rive gauche à hauteur du pont de Houx, un officier allemand à la tête d'une cinquantaine de soldats réinvestit le village.

C'est le début de l'horreur...

Systématiquement, le feu est bouté aux maisons de la rue du Village sur près d'un kilomètre. Joseph Collin, 64 ans et son fils Firmin, 26 ans, fuyant leur domicile en feu, sont abattus.

Environ cinquante personnes se sont réfugiées dans "l'abri public". Les Allemands ordonnent aux hommes de sortir, ceux-ci à peine dehors, la fusillade éclate tuant Jean Ligot, 47 ans ; Jules Frippiat, 33 ans et Antoine Stevenne, 35 ans. D'autres, blessés plus ou moins grièvement parviennent à s'échapper par les jardins.

A cet instant, Madame Closset-Sovet, en uniforme d'infirmière sort de sa maison transformée en poste de la Croix Rouge, s'élance au-devant de l'officier pour le prier en vain d'arrêter le carnage. Celui-ci tenait en main son revolver encore fumant d'avoir abattu les trois hommes.

Madame Closset quitte l'officier et se précipite héroïquement vers les soldats allemands incendiaires pour leur arracher les torches des mains.

Vers 17 heures, arrive un officier français accompagné de deux soldats qui, passant devant la maison d'Isidore Scailteur, remarque la présence de trois Allemands, deux sont abattus sur place, le troisième parvient à s'enfuir. Trois jours plus tard, il sera retrouvé mourant caché dans un tonneau.

L'horreur ne s'arrête pas ici.  Durant la nuit suivante, les Allemands sont revenus dans la maison d'Isidore Scailteur dans le but de récupérer les deux cadavres. L'occupant des lieux âgé de 84 ans, effrayé par cette visite inattendue, tente d'apitoyer ses visiteurs en leur montrant une énorme hernie qui le handicape. Une brute saisi sa baïonnette et la plonge dans son hernie. Le malheureux est retrouvé le lendemain, soutenant de ses mains, ses intestins déchirés. Il meurt peu de temps après."

Trois jours plus tard, Anhée est libérée par les GI's.
                                                    -  -  -

Autres scènes d'horreur à Anhée en septembre 1944...

- Honoré Roland
Le jeune homme âgé de 20 ans est abattu sans raison devant ses parents et sa maison est incendiée.
- Joseph et Victor Bertrand
Les malheureux frères Bertrand (Joseph, 64 ans ; Victor, 67 ans) sont obligés de sortir de chez eux et ensuite abattus.
- Auguste Pintelon
Un habitant d'Ostende réfugié à Anhée et qui connait la langue allemande sort de chez M. Cailteur pour tenter de parlementer avec les criminels. A peine a-t-il ouvert la bouche qu'il est abattu.
- Edmond Puissant
Un jeune soldat SS âgé de 17 ans environ s'engage dans la rue du "Bon Dieu". Il y rencontre M. Edmond Puissant sortant de chez lui, et, accompagné de ses quatre petits-enfants qu'il conduit dans un abri.
Le Jeune SS lui intime l'ordre de lâcher les enfants et de s'approcher de lui. Pressentant le drame, le malheureux implore la pitié pour ses petits, mais en vain le "boche en herbe" l'abat sans autre formalité.

 

Par Jean et Hélène

Document publié dans "Période 1940-45"

 

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